L’auteur vit en Vendée,aux Sables d’Olonne.S’il écrit depuis plus de15ans, sa passion poul’écriture romanesqun’est apparue qu’en 2001avec un premier roman aux éditions d’Orbestier: « l’Or de Brocéliande » qui fut distingué par deux prix littéraires.

Après une carrière dans la gendarmerie, le général Alain BACH dirige, dans l’Ouest, des enquêtes publiques auprès des collectivités territoriales dans les domaines de l’environnement ou de l’aménagement foncier. Son métier l’amène à côtoyer tous les milieux et constitue sa principale source d’inspiration.

Rencontre avec l'auteur :OPA sur le Vendée Globe

Avec « OPA sur le Vendée Globe », Alain Bach signe le troisième volet d’une trilogie romanesque dont les héros sont tous originaires des Sables d’Olonne.
Dans « L’Or de Brocéliande » (éditions d’Orbestier), il nous fait partager le désarroi, pendant les guerres de Vendée, d’un officier républicain né à la Chaume.
Dans le « Voyage à Seelow » (éditions Séguier Atlantica), il nous entraîne dans un voyage énigmatique en compagnie d’un sablais qui, au moment de prendre sa retraite, découvre par hasard que son vrai père était un soldat allemand de passage aux Sables d’Olonne en 1944.
Dans « OPA sur le Vendée Globe », il nous fait partager le combat héroïque d’une skippeure sablaise dont la course autour du monde devient, progressivement, l’enjeu de luttes implacables entre des multinationales de la haute finance.

Le titre de votre roman, OPA sur le Vendée Globe, fait penser à une double thématique, toutes les deux en pleine actualité, l’une en mer et l’autre à la bourse !

Oui, c’était bien ce que je souhaitais ! L’actualité fait partie de notre univers quotidien. Pourquoi pas raconter une histoire qui pourrait se dérouler maintenant, aujourd’hui sous notre nez ? Il y a deux ans, lorsque l’idée m’en est venue, je venais de lire un article de presse sur l’un des futurs concurrents du Vendée Globe qui lançait en grande pompe médiatique la construction de son bateau dans un chantier naval très connu. Simultanément, on nous abreuvait déjà de commentaires multiples sur la bulle financière internationale dont chacun s’accordait déjà à penser qu’elle finirait bien par crever un jour. Je me suis alors demandé si une rencontre entre le milieu de la course au large et celui de la finance ne recelait pas quelques ressorts dramatiques efficaces, spécialement dans le cas où l’un des sponsors lance une offre publique d’achat, en pleine course et en pleine crise, contre un autre sponsor. Vous imaginez la gesticulation médiatique qui s’ensuivrait ?

Ce récit, c’est aussi, peut-être même surtout, l’aventure d’une femme hors du commun.

L’héroïne est une femme, une skippeure professionnelle courageuse, mais qui part avec un handicap certain, tant sur les plans psychologique que technique. Mais sa détermination est telle que, finalement, elle va brouiller les cartes de la communication institutionnelle des grandes firmes. Or, vous le savez, la seule façon aujourd’hui de réussir c’est, non seulement disposer de bons atouts, mais surtout gagner la bataille de la communication. Un retournement surprenant de situation est donc à craindre au cours du récit : mon héroïne n’est pas souvent là où on l’attend ! Je pense même qu’elle est plutôt une anti-héroïne !

Quel est l’aspect qui vous a semblé le plus difficile à traiter lors de l’écriture du roman ?

Les univers de la voile professionnel et de la haute finance sont des univers peu accessibles, de très haute technicité avec, pour chacun, un vocabulaire spécialisé abscons pour le vulgum pecus. Il m’a fallu d’abord apprendre, comprendre ensuite, puis traduire pour mes lecteurs. Entre la météo, le bateau, l’électronique, les télécommunications, la diététique, les maths statistiques, les pratiques des traders, la réglementation des marchés financiers, les méthodes utilisées pour le rachat des entreprises, etc, il m’a fallu simplifier, vulgariser, sous peine d’ennuyer des lecteurs dont le but principal est de se distraire.

De qui vous êtes-vous inspiré pour dresser le portrait de vos skippeurs ?

Quoique je ne pense pas manquer d’imagination, je reconnais qu’il n’est pas toujours simple de créer un personnage de roman sans s’inspirer d’un ou plusieurs personnages de la vraie vie. Dans le cas présent, j’ai fait appel, comme je le fais toujours, à la multitude des souvenirs de personnes que j’ai rencontrées dans ma vie. Et puis, je suis comme les dessinateurs : j’ai un petit carnet sur moi, en permanence. Lorsque je rencontre quelqu’un de singulier, je le croque en quelques lignes que j’enrichis en rentrant chez moi et le range dans mes archives en attendant de le convoquer un jour pour mes besoins romanesques du moment.

Aux Editions D'Orbestier :

L’OR DE BROCELIANDE
OPA sur le Vendée Globe